En 2050, il faudra l’équivalent de deux planètes

earth.jpgLa semaine dernière, j’ai eu la visite de mes deux merveilleux petits-enfants. Nico a 6 ans et sa petite soeur Ellie a 18 mois. Je me remet tranquillement du tsunami! En 2050, ils auront un peu moins de 50 ans. Ils seront encore jeunes et leur vie sera en plein essor. Mais de quelle planète auront-ils hérité?

Pendant leur séjour ici, je suis allé faire une promenade dans la forêt près de chez moi avec Nico. Nous avons vu un Cerf de Virginie qui semblait aussi intéressé par nous que le contraire. Le petit était ravi! Nous avons aussi vu les traces d’un raton-laveur, un écureuil roux qui courait dans tous les sens, une buse à queue rousse en vol, en plus de quelques Ninjas que nous avons combattus avec succès gâce aux forces que nous ont procurées les racines amères de la Dentaire à deux feuilles. Une belle excursion. Mais qu’en sera-t-il lorsqu’à son tour il voudra marcher dans la forêt avec son petit-fils?

Je crois que la pire bêtise de notre époque est de laisser diminuer la richesse de la biodiversité que la nature a mis des millions d’années à créer. C’est un crime irréversible, les générations futures nous le reprocheront amèrement et avec raison.

Le dernier rapport du Fonds Mondial pour la Nature n’est pas porteur d’un message encourageant. Ce qui suit est un court résumé tiré du site web de Radio-Canada:

Au rythme actuel, il faudrait l’équivalent des ressources de deux planètes pour satisfaire à la demande mondiale, si l’humain ne change pas ses modes de consommation et de développement, observe le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans son dernier rapport.

L’indicateur environnemental qui mesure l’impact des activités humaines sur l’environnement est aussi appelé «empreinte écologique». Il dépasse d’environ 25 % la capacité biologique de la Terre. En 2004, il était de 21 %. Il a plus que triplé depuis 1961. Selon le WWF, l’humanité consomme donc trop et hypothèque les ressources naturelles des générations futures.

Le document démontre qu’en un peu plus de trente ans, l’indice qui mesure l’évolution de la diversité biologique a diminué de 30 %. Cet indice se base sur les tendances des populations de près de 1 313 espèces. Le Fonds mondial pour la nature a ainsi observé que les espèces de vertébrés terrestres avaient reculé de 31 %, contre une baisse de 28 % pour celles d’eau douce et 27 % pour les espèces marines.

Les États-Unis et l’Europe consomment à l’excès des ressources naturelles qu’ils n’ont pas.

Le WWF calcule aussi l’empreinte écologique par habitant dans chaque pays. La Fondation évalue que chaque habitant de la planète devrait utiliser au maximum 1,8 hectare « global », compte tenu des capacités de régénération des ressources naturelles. Un hectare « global » est un hectare avec une capacité de production des ressources et d’absorption des déchets correspondant à la moyenne mondiale.

Or, un Américain utilise 9,6 ha et un Canadien 7,6 ha. Ils sont respectivement au deuxième et au quatrième rang.

Les Émirats arabes unis, la Finlande, le Koweït, l’Australie, l’Estonie, la Suède, la Nouvelle-Zélande et la Norvège font partie des pays qui ont l’empreinte écologique par personne la plus importante.

Le rapport de la Fondation propose aussi un scénario pour permettre aux habitants de sortir de cette crise d’ici 2050. Les solutions permettraient à la fois un développement durable et une restauration progressive de la planète.

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