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L’Armoire aux Herbes ferme ses portes après 30 ans d’existence

Oh la la! C’est presque inconcevable, surréaliste que l’Armoire aux Herbes, ce monument québecois, disparaisse pour de bon. Tout un choc de lire le texte qui suit de Danièle Laberge, une femme intimement liée à la Terre, à la Vie. J’ai le goût de pleurer – c’est tellement absurde alors que 2010 est l’année mondiale de la biodiversité, de détruire cet oasis qui justement représente un microcosme merveilleux de la relation symbiotique des éléments de Vie de la Terre tout en y incluant l’Humain à son meilleur.

C’est beaucoup plus qu’un jardin qui disparaît, c’est un modèle, une inspiration, un idéal. C’est une école, un enseignement, une occasion de reconnecter avec la Source de vie. Non vraiment c’est beaucoup plus qu’un drame personnel ou local. C’est une perte inestimable.
Ce qui suit est le texte intégral que Danièle Laberge a publié:

Pour la première fois en trente ans, il n’y aura pas de serre remplie à craquer d’herbes et de fleurs en devenir, pas de merveilleux jardins à perte de vue, pas de production de plantes médicinales, pas de transformation en nos excellents produits de santé. C’est avec beaucoup de peine et le cœur très gros que j’ai dû finalement arriver à cette conclusion, forcée de le faire par la conjecture actuelle. Ma chère Armoire aux Herbes écoulera cette année les produits qui nous restent, bons au moins jusqu’en 2012, puis, elle devra fermer ses portes. Il est impensable d’engager les frais encourus par une autre saison agricole, tous ces salaires des jardiniers et transformateurs animés par l’esprit le plus pur de la tradition herbale, alors qu’il devient rapidement impossible d’offrir nos produits d’herboristerie aux clients qui les aiment et les réclament dans les magasins de produits naturels. Nous vivons depuis dix ans sous les menaces, dans un climat d’insécurité et dans la nécessité de tout justifier aux yeux de personnes qui ne connaissent rien de notre réalité. Nous décidons de retirer de sur nos têtes cette épée de Damoclès qui a miné nos énergies et brisé nos cœurs. Nous choisissons la paix et la liberté et la conséquence de choix, c’est le retrait stratégique et volontaire.

Après des efforts notoires de démarches auprès de Santé Canada pour faire approuver nos produits afin de tenter d’obtenir les sacro-saints Numéros de Produits Naturels (NPN) imposés, nous avons dû reculer et nous rendre à l’évidence que nos produits tels qu’ils sont ne passeraient jamais cette épreuve pharmaceutisante. Nous n’allons pas nous mettre à faire des teintures dans l’alcool pour satisfaire des exigences extérieures.

Nous n’avons jamais crû en ce processus de « triage » du gouvernement, il faut bien le dire. Une des plus grandes faiblesses de la réglementation des produits de santé naturels vient du fait que les critères d’évaluation et les normes de preuves exigées pour homologuer les produits ont été établis par Santé Canada sans aucune distinction qu’il s’agisse de produits manufacturés par de grandes multinationales ou par des petites et moyennes herboristeries artisanales dont le rôle a toujours été d’offrir un large compendium pour bien servir. Nous avons pressenti dès 2004 que nous (les petites herboristeries traditionnelles) serions les laissés-pour-compte dans cette histoire. Nous savons que nos produits sont efficaces, que leur innocuité est réelle et que si nos clients y sont demeurés fidèles depuis des décennies, c’est parce qu’ils fonctionnent. Nous ne devrions pas avoir à réparer ce qui n’est pas cassé, à changer ce qui réussit. Nous ne devrions pas avoir à réviser nos formules qui ont fait leurs preuves pour qu’elles soient copies conformes des formules de quelques herboristes du passé ayant été sélectionnés pour faire office d’experts, à changer nos concentrations qui sont parfaitement appropriées, à faire tester chaque année pour des résidus de produits chimiques, nos produits d’herboristerie qui proviennent uniquement de notre terre, celle-ci étant éloignée de toute culture polluante et certifiée biologique et biodynamique depuis l’avènement au Québec de telles certifications.

Pour nous, la plante médicinale est et devrait demeurer un aliment et non une drogue. « Que ton aliment soit ton remède ». Il n’y a aucune différence entre le tonique à l’ail que nous extrayons dans le vinaigre et l’ail que nous mangeons. Ils ont tous deux une indéniable action curative, tout comme nos carottes et notre chou. Une véritable transformation traditionnelle, à échelle humaine, faite dans le respect de bonnes pratiques de fabrication n’en fait pas pour autant un produit de laboratoire mais constitue une méthode visant à s’assurer du service des bonnes plantes pendant les saisons où elles ne sont pas disponibles dans nos champs et dans nos jardins. Comme la choucroute préserve nos choux et les pots de salsa nos savoureux légumes d’accompagnement. Nous ne croyons pas à l’analyse des principes actifs, à la mesure de quelques éléments, avec la prétention d’assurer ainsi une constance de concentration. Chaque année que le ciel nous donne fait pousser des plantes qui sont quelque peu différentes dans leurs combinaisons d’éléments et ce, pour de bonnes raisons. La standardisation n’a rien à voir avec la qualité. Elle n’est que la preuve d’un produit mort, dans lequel ne coulent plus les sources de la vie qui elle, est d’abord et avant tout changement.

Pour nous, la qualité de nos plantes, évidente à tous ceux qui au fil des ans ont visité et sillonné nos jardins, la qualité vibratoire, malgré le fait qu’elle ne soit pas encore mesurable en laboratoire, a fait ses preuves. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli, fiers de ce qui aura été un beau modèle de petite entreprise honnête, fidèle à ses convictions profondes, heureuse de vous avoir offert nos jardins en gouttes, en huiles et en tisanes.

Nous avons de la peine pour les thérapeutes habitués à soulager la souffrance humaine grâce à nos produits et à ceux de nombreuses autres petites herboristeries. Nous avons de la peine pour les herboristes de demain qui n’auront pas la chance de vivre cet extraordinaire périple qui nous a animés pendant trois décennies. Nous avons de la peine pour les gens qui se verront brimés dans leur liberté de choisir et de juger par eux-mêmes ce qui leur convient, en consommateurs avertis. Nous aurions préféré que l’attention de Santé Canada se concentre sur tous ces dangereux produits de synthèse qui rendent tellement de gens malades ou dépendants, grugeant leur santé déjà taxée par les exigences de la vie actuelle, stressante à souhait.

L’automne dernier, j’ai récolté, nettoyé, compté avec amour toutes les semences qui allaient devenir les jardins 2010. Notre ail a été mis tendrement en terre. Cet hiver, j’ai fait naître sur papier les configurations harmonieuses et les compagnonnages qui allaient créer toute cette beauté, planifié l’utilisation de chaque pouce carré de serre afin que tout soit prêt pour une autre saison verte, imaginé chaque engrais vert, chaque semis en succession. Les jardins ont une fois de plus vu le jour dans mon esprit.

Hélas, je sais maintenant que leur descente dans la matière ne se fera pas cette année, et plus jamais dans les années à venir. On ne peut pas prendre d’année sabbatique en agriculture. Rapidement, les jardins, retourneront à la nature sauvage. Il en restera quelque chose, une fertilité étonnante, certaines des vivaces qui résisteront à l’envahissement des adventices, des fleurs qui, du moins les premières années, pourront se frayer un chemin, des êtres invisibles qui, conviés avec respect depuis longtemps, préserveront ce qui peut l’être de ce beau rêve, de ce beau projet dicté non par l’économie mais par une vision spirituelle. Il faut croire que l’heure qui fut n’est plus et qu’elle ne sera plus pour un temps.

Je me rends bien compte que la vision sociale actuelle et celle que je porte ici ne vont pas dans la même direction. Je vois l’intuition comme source de connaissance pour l’avenir. L’intuition et la pensée vivante ainsi que l’évolution de tous nos sens vers la subtilité. La société voit de plus en plus la science comme seule source de vérité, l’analyse laborantine comme seule preuve acceptable de qualité ou d’innocuité et la consommation comme la source du bonheur.

La tenue de dossiers et la somme incommensurable de toutes sortes de documents minutieux et pointus n’améliorent en rien la qualité d’un produit de plante. L’établissement d’une telle panoplie de procédures ne fait que nous distraire de notre véritable travail. Nous sommes des artisans du végétal vivant.. Pas des employés d’une manufacture de produits de plantes. L’amélioration d’un remède à base de plantes ne se produit que lorsque le travail manuel de la terre et le fait d’œuvrer concrètement à la vitalisation de cette dernière permet d’élever des plantes de plus en plus vibrantes et saines. Il n’est pas normal de devoir, dans une herboristerie, sacrifier des jardiniers pour payer des pousseux de crayons ou de touches d’ordi dont le rôle est de satisfaire l’obsession gouvernementale. Je lisais dernièrement ceci :

« L’émission d’une licence de mise en marché signifie que le produit a été examiné par Santé Canada et qu’il est sûr, efficace et de haute qualité sous ses conditions d’utilisations recommandées. »

Quelle illusion ! Quelle délusion ! Bien sûr, lorsque la responsabilité d’évaluer et d’homologuer l’efficacité, l’innocuité et la qualité des produits est dispensée à des gens pour qui toutes les plantes se valent, qui n’admettent pas la valeur ajoutée d’un produit biologique, qui nous avouent n’avoir jamais entendu parler de la biodynamie, pour nous, la marche est haute pour faire valoir notre position et nos priorités.

Ce n’est pas notre mission d’aller dans cette direction. Nous sommes un art du terroir, pas un sous-produit de compagnies pharmaceutiques qui essaient de s’adapter à la vision arhimanique pour être accepté par le système et recevoir l’alléchante permission de pouvoir se vendre légalement. Nous n’avons besoin de la permission de personne pour bien faire notre ouvrage d’herboristes. De toutes manières, ce n’est pas le gouvernement qui sait ce que cela veut dire, ne comprenant rien à notre réalité qui ne les passionne pas. Sinon, ils seraient avec nous dans le champ.

Je crois qu’en dehors de la vitalisation de la terre, seule la joie du travail bien fait, la saine ambiance de travail où chacun se sent valorisé et la conscience d’œuvrer à la guérison peut ajouter quelque chose à la qualité du produit de plante. Nous sommes vibrations en contact avec les vibrations cosmiques. Nous ne sommes pas des objets en train d’en manipuler d’autres. Il y a bien davantage à l’œuvre que des formules chimiques et des données mathématiques. Nous assurons le sauf conduit de formes de vie dans un avenir qui, au fond, fait tout pour rendre l’existence impossible à ses meilleurs apôtres.

J’ai toujours dit que je n’étais pas venue sur la terre pour faire des produits à base de plantes, que ce n’était qu’une excuse pour faire circuler la vie. Ce ne sont pas des gouttes plus ou moins concentrées de substance que j’ai offertes à L’Armoire aux Herbes, mais des jardins biodynamiques en bouteilles, une qualité vibratoire guérissante, une vision de demain, un espoir et une certitude de pérennité. Depuis 30 ans, je ne compte plus les gouttes de jardins qui se sont déversées au quatre coins de la province. Les personnes qui nous cherchaient nous trouvaient. Ma seule consolation est d’avoir fait école et que d’autres, maintenant, comprennent l’importance de demeurer fidèle à l’engagement envers la vie.

Peut-être est-ce le temps pour moi de diffuser l‘esprit sans qu’une somme phénoménale de mon énergie aille au support de la matière? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que j’ai eu la chance immense de vivre sur une terre fertile et hautement spirituelle qui continuera encore longtemps à offrir ses services subtils et à soigner par la conscience. Je ne suis pas attachée au revenu généré par la vente en magasin. Ma motivation n’est pas pécuniaire, ne l’a jamais été. J’ai apprécié les sous générés par ce moment de liberté où nous avons pu offrir le bon sans avoir à prouver autrement que par les résultats obtenus. Il a permis de redonner encore et encore à cette terre d’accueil que nous travaillons sans relâche. Il nous a permis d’inviter une immense variété de plantes, produisant un écosystème heureux et vibrant de santé. Il nous a permis d’avoir la liberté d’offrir des connaissances sans dépendre totalement des retombées financières pour le faire. Il nous a permis de ne pas acheter pour revendre mais de produire en biodynamie, sans jamais négliger l’effort à fournir. Il nous a permis de donner sans compter. Je ne regretterai jamais cela. Même si, finalement, c’est la réalité financière qui force le retrait de cette herboristerie qui a toujours tenté, dans la mesure du possible, de bien payer ses employés, de ne jamais sacrifier la qualité pour la quantité, ni faire des coins ronds.

J’ai toujours vu L’Armoire aux Herbes comme un dispensaire, un vrai, au service de l’humain qui ne peut pas se permettre de payer plus cher pour supporter des laboratoires, des formulaires et des tonnes de papier à noircir. Je préfèrerai toujours noircir la terre en lui ajoutant du bon compost que de noircir du papier. Faudra-t-il attendre l’écroulement du système et l’état d’urgence pour que renaisse le respect des petites herboristeries qui, malgré le fait qu’elles ne peuvent pas se payer le luxe de l’approbation aliénante d’un système à la courte vision et aux valeurs décentrées, ne devraient pas pour autant constituer des hors-la-loi à contraindre et à assassiner?

Non, je ne vendrai pas à rabais toutes les vivaces qui sont ici. Je respecte trop la terre pour lui arracher ses enfants par les racines pour des raisons économiques. J’ai toujours partagé généreusement mes amies les plantes. De nombreux jardins du Québec sont les rejetons de cette florissante Armoire aux Herbes. Je continuerai à être la gardienne dévouée de cette terre que j’aime tant.

J’aurai beaucoup de peine quand, ayant trouvé pour elles des personnes aimantes et accueillantes, mes juments devront me quitter car je n’aurai plus les moyens de les nourrir, ni d’usage pour leur fumier, source animale de tous nos composts.

J’aurai beaucoup de peine quand on démantèlera la grande serre, afin qu’elle puisse continuer de servir ailleurs, le grand séchoir qui nous a aidé à créer les plus belles tisanes au monde, ceci dit sans le moindre orgueil.

Sachez que je ne suis pas inquiète de ma survie personnelle. On a besoin de peu quand on avance en âge. Ma richesse dans cette vie, ce fut d’avoir vécu pleinement mon rêve, d’avoir généré de tels jardins et d’avoir pu promouvoir, avec leur assistance, beauté, santé et vie de l’âme. Toutes mes économies y sont passées. Et Dieu sait que je ne regretterai jamais d’avoir fait ce choix. C’est ce qui a justifié tout mon enseignement et mes plus belles découvertes.

Il me reste à me mettre totalement d’accord avec ma destinée de maintenant, soit ce retrait et cette imminente fermeture, à cause d’un système politico-social qui manque de vision et de profondeur. Mais c’est là où nous sommes, n’est-ce pas? Il paraît qu’on a les décideurs qu’on mérite. Cette épreuve deviendra-t-elle une motivation de plus pour continuer de partager la connaissance, la vision d’un avenir où le vivant retrouvera sa vraie place, à la source de nos choix et de nos vies?

Je me mettrai d’accord avec ce qui se passe. Je ne serai pas une victime. J’y découvrirai ma prochaine étape. Je ne serai pas une « Has been ». Je ferai confiance aux forces spirituelles qui m’ont guidée tout du long et qui savent ce qui est espéré pour cette nouvelle phase de ma vie. Je ne me révolterai pas, je ne me fermerai pas comme une huitre. Je continuerai à supporter les causes qui me sont chères. J’aiderai de mon mieux mes proches et les gens de mon milieu. Et je jardinerai à mon échelle : je ne saurais imaginer ma vie sans un potager, sans quelques îlots dans lesquels j’intègrerai mes plus essentielles alliées. Je demeurerai jusqu’à mon dernier souffle une ardente amoureuse du règne végétal.

Je suis une poupée russe vivante. Je me relève vite et résolument quand on me fait tomber. Je suis aussitôt prête à aller encore plus profondément contacter mon essence pour comprendre et continuer à remplir la mission qui justifie ma présence sur cette terre.

En janvier, j’ai connu l’ablation de ma vésicule biliaire qui s’affaissait et devenait dangereuse de par la présence d’une quantité excessive de pierres. La souffrance précédant l’opération fut extrême. Mon corps en est à réapprendre à fonctionner hors de ses sentiers battus, à emprunter d’autres voies, à s’habituer à l’absence d’un organe, à se rebâtir une nouvelle façon de fonctionner. Vous comprendrez que je ne puisse m’empêcher d’y voir là la symbolique de ce que vit notre société.

On peut couper l’élan à une herboristerie traditionnelle. On peut l’empêcher de vendre ses produits. Mais on ne peut pas démolir une herboriste de souche, une biodynamicienne de cœur, une femme de la terre et une guérisseuse, même si on lui retire le droit d’offrir ses plus beaux fruits.

Je veux remercier ici, de tout mon cœur, toutes les belles personnes qui se sont données sans compter pour que vive L’Armoire aux Herbes: les fournisseurs, les distributeurs, les employés, les jardiniers, les stagiaires, les amis et les fidèles clients, l’Herbothèque et ses étudiants. Et plus particulièrement ma sœur Hélène et mon neveu Frédéric, qui vivent ce deuil de très près avec moi et dont l’amour et le désintéressement adoucissent les jours qui nous restent.

Si vous désirez vous procurer les derniers produits de L’Armoire aux Herbes, faites vite. Ils seront disponibles encore un temps dans certains magasins. Vous pourrez aussi nous les commander directement jusqu’à écoulement des stocks par téléphone, fax ou sur notre site web armoireauxherbes.com

Profitez-en pour aller voir les photos, lire les textes, vous nourrir à cette source qui d’ici la fin de l’année en cours, se tarira ou prendra une autre forme.

Merci d’être là et de croire en une herboristerie qui va au-delà du commerce. Une herboristerie qui a de longues racines et qui, malgré les extrêmes du climat actuel, survivra et fleurira encore et toujours, quelle qu’en soit la forme.

Je vous salue bien bas et vous tire ma révérence,

Danièle Laberge,  Herboriste traditionnelle
Maman de la bientôt feue Armoire aux Herbes

Vous avez tous et toutes la permission explicite de l’auteure de ce texte, de le reproduire textuellement et de l’envoyer à tous vos amis et connaissances ainsi qu’à tous les médias de votre choix.

Lyme disease in Canada – a CTV presentation

My good friend Arthur Robbins has recently been diagnosed with Lyme disease. This is a miserable disease. No one should have to go through this – ever.

Arthur lives in Massachusetts where Lyme disease is somewhat common but we always believed there was no Lyme disease in Canada. Not true anymore! CTV did an excellent show about it. Please make sure to watch Part 1 and Part 2. It will take you just few minutes and learning about it might save your own life, the life of a loved one, or the life of anyone you may encounter with the early symptoms. This is important because this disease caused by a bacteria is very easy to cure with antibiotics if diagnosed early. If not the consequences can be very damaging.

PART 1

PART 2

Herbal Solutions to Back Pain

I have had back pain off and on for the last 2 years. I am always interested by alternative perspectives about health issues. Herbal solutions to back pain was not on my radar but many people say it is very efficient and helpful.

Here is an excellent post by Jim McDonald, herbalist at www.herbcraft.org

To address this, the first rule is to be extremely vigilant about
taking it easy. Over exerting can result in extended recovery time.

Foundationally, people need to be sure that they’re adequately
nourished. To much emphasis is put on calcium when we think of
nourishing bones and connective tissues; we need to look at other
nutrients that increase the utilization of calcium; silica (from
horsetail or oat straw), magnesium, Omega 3 EFAs, boron, and other
nutrients that work together to enhance bone/connective tissue
strength.

Herbally, you need to address several things at once:

*structural integrity (weakness of injury)
Horsetail, St-John’s wort, Comfrey, Solomon’s Seal, Osmunda, Mullein, Goldenseal, etc.

*muscle spasm
Black Cohosh, Arnica, Kava, Lobelia, Cramp Bark, etc.

*nerve involvement
St-John’s wort, Sweet Clover, Jamaican Dogwood, Mullein Root, ect…

*problems with fluids in the joints; either atrophy (dryness) of
tissues or fluid stagnation
Black Cohosh, Mullein, Solomon’s Seal, Yarrow, Calendula, ect.

*inflammation (in many cases, the herbs that address the problems
listed above will act on inflammation; as a broadly acting
anti-inflammatory I’m inclined to recommend, initially, fish oil)
Ginger, Turmeric, Willow, Black Cohosh, Solomon’s Seal, St-John’s wort, etc.
mullein (lower spine), blue vervain (upper spine)… they’re nice together…

Pain relief is a large consideration, though it must be
remembered that pain is your body’s way of communicating to you what
you can and can’t do. I think the use of strong pain medicines
contributes greatly to re-injury and results in chronic pain and the
“need” for surgery.

Of course, pain medicines can be useful and can be necessary, just as
surgeries, but they should be used consciously so that their use
doesn’t worsen the problem. If someone is using pain meds so they can
tolerate moving around too much or sitting for long periods of time,
they’re going to do *far* more damage than good.

Ice is sometimes appropriate initially, but alternating heat or cold
or heat pads are more helpful for addressing the attendant muscle
spasms.

Externally, a warming salve (burts bees, tiger balm or homemade) can
be helpful, especially if it contains saint john’s wort or
(preferably) you add saint john’s wort oil or salve to it. You can
also mix in some lobelia tincture, some arnica tincture or oil, some
kava tincture or oil, and other applicable antispasmodics.

Vitamine C et cancer – Linus Pauling avait raison

linus2.jpgC’est le Dr Linus Pauling, lauréat du Nobel de chimie, qui fut le premier, dans les années 70, à avancer l’idée alors controversée que des compléments de vitamine C pourraient avoir des effets anticancéreux.

La vitamine C aurait un effet protecteur contre certains cancers en neutralisant une protéine, montrent des travaux menés à la faculté de médecine de l’Université Johns Hopkins, aux États-Unis.

Les cancers à progression rapide, comme celui du foie, demandent beaucoup d’énergie à l’organisme. Afin d’assurer leur développement, ils brûlent tout l’oxygène disponible autour d’eux, qui finit par manquer. C’est à ce moment que la protéine HIF-1 compense la diminution d’oxygène disponible et permet la création et la survie de cellules cancéreuses. Mais voilà: cette protéine ne peut fonctionner sans des radicaux libres, parties instables et très réactives d’une molécule.

L’équipe américaine de chercheurs affirme que les antioxydants comme la vitamine C détruisent ces radicaux libres et neutralisent la HIF-1, ce qui bloque la progression de la tumeur. C’est la première fois que cette action des antioxydants est mise en évidence.

Cette percée a été réalisée sur des souris de laboratoire sur lesquelles des cancers ont été induits.

La protéine HIF a été découverte il y a une dizaine d’années par des chercheurs américains. Les vertus potentielles des antioxydants contre le cancer sont soupçonnées depuis des décennies, et de nombreuses études, aux résultats discordants, ont été réalisées sur ce sujet.

En découvrant le mécanisme par lequel agissent les antioxydants, nous pouvons maximiser leurs effets thérapeutiques. — Dr Chi Dang

Voici certains aliments riches en antioxydants:

Le thé
Les fruits comme les fraises, les mûres, les oranges, les framboises, les bleuets
Les légumes comme la tomate, l’ail, le chou vert, l’épinard, l’asperge, le brocoli

Source: Radio-Canada

Article en anglais: HOW VITAMIN C STOPS THE BIG “C”

Cancer, ginseng et chimiothérapie

angele-maltais.jpgLa semaine dernière, j’ai été voir l’exposition d’Angèle Maltais, une formidable artiste de chez nous. Je crois bien avoir été à chacune de ces expositions annuelles depuis une quinzaine d’années. My Last Show a été sa dernière exposition. Elle est décédée des suites d’un cancer du sein quelques semaines avant cette ultime présentation.

Le cancer est maintenant la cause principale de décès au Canada et aux États-Unis. De plus en plus de recherche se fait pour enrayer cette maladie. Tant du coté de la médecine conventionnelle que du coté plus «naturel». La prévention par l’alimentation est devenu un sujet sérieux depuis la parution du live “les aliments contre le cancer” du Docteur Béliveau.

Parallèlement on trouve aussi des outils thérapeutiques prometteurs naturels et sans effet secondaire pour aider les gens qui sont déjà atteints par le cancer. Ça me fait toujours plaisir de lire des articles en ce sens dans des publications autre que les magazines alternatifs.

Ce qui suit vient du site web de Radio-Canada:

Vers une nouvelle arme contre le cancer

Des chercheurs montréalais de l’Université McGill soutiennent que l’extrait de ginseng aurait des vertus contre le cancer.

En effet, les résultats d’une étude menée par la chercheuse Sandra Miller ont montré que le CVT-E002 stimulait le système immunitaire. Il pourrait ainsi être utilisé au cours d’une thérapie anticancéreuse.

D’autres recherches seront nécessaires, mais la chercheuse se réjouit d’emblée des résultats de l’étude préclinique. « Nous avons montré que le CVT-E002 multipliait indéniablement le nombre des cellules NK et des monocytes constituant la première ligne de défense contre les tumeurs chez des souris qui en étaient porteuses. » affirme-t-elle.

Cette étude associe aussi la consommation de CVT-E002 à une augmentation statistique substantielle des taux de survie par rapport à ceux du groupe placebo.

Aucun effet indésirable découlant du traitement au CVT-E002 n’a été observé.

Une autre page de Radio-Canada nous parle des effets secondaires de la chimiothérapie sur le cerveau. Je ne veux sutout pas comparer ces deux traitements. Ce serait comparer des pommes et des oranges comme le veut l’expression commune. Je ne veux que souligner la différence dans le texte sur les effets indésirables d’un tel traitement. Je souhaite en fait qu’on s’intéresse de plus en pius à des approches moins violentes, préférablement préventives et plus compatibles avec la physiologie humaine.

La chimio affecte le cerveau

Les répercussions d’une chimiothérapie sont perceptibles pendant une très longue période dans le corps humain.

Des travaux menés à l’Université de Californie montrent en effet que des changements du métabolisme et des flux sanguins dans le cerveau affectent les patients pendant au moins dix ans après l’arrêt d’un traitement.
Les chercheurs affirment que cela expliquerait la désorientation mentale dont souffrent nombre de survivants du cancer.

Les personnes ayant été traitées avec de la chimiothérapie
ont très souvent des difficultés à se concentrer
et à se souvenir de choses ou de tâches à accomplir,
comme ils pouvaient le faire avant le traitement.
– Dr Daniel Silverman

C’est la première étude à montrer que les malades qui souffrent de ces symptômes ont des altérations spécifiques du métabolisme cérébral dans une zone essentielle du cortex frontal.

Les spécialistes estiment qu’au moins 25% des femmes ayant eu un cancer du sein, et qui ont été traitées par chimiothérapie, ont des symptômes de confusion mentale, selon une étude récente de l’Université du Minnesota.

Massothérapeute pour les chevaux?

massotherapeute-chevaux.jpgJ’ai fait du massage pendant près de 20 ans et j’ai eu un père qui adorait les chevaux de courses. Le titre du reportage «Le massage des chevaux» a rapidement retenu mon attention.

C’est magnifique d’y voir cette massothérapeute écouter le cheval avec ses mains et de ses doigts l’amener à prendre conscience de son corps. On y observe une réelle communication qui s’établit.

À regarder sur Radio-Canada Internet
Section Massage des chevaux

Vitamine C et cancer – Linus Pauling avait-il raison?

Les véritables recherches sur les thérapies alternatives sont rares. On se contente habituellement d’anecdotes et d’espoir. Je vois dans ce rapport une ouverture très prometteuse. Cliquez ici pour l’article original complet en anglais.

Les résultats sont publiés dans le Journal de l’Association médicale canadienne parue le 28 mars.
Ce petit texte provient de Radio-Canada
Ses bienfaits sur le système immunitaire sont connus et nous savons aussi que la vitamine C peut protéger contre les radicaux libres, qui jouent un rôle dans le développement du cancer. Des chercheurs de l’Université McGill lui ont découvert un autre côté positif. Leurs travaux montrent en effet que recevoir une importante dose de vitamine C améliore les symptômes et prolonge la durée de la vie de personnes en phase terminale d’un cancer.

Pour en arriver à cette conclusion, l’équipe montréalaise a observé trois patients atteints de différents types de cancer. Elle s’est aperçue que la vie des patients ayant reçu une dose élevée de vitamine C par voie intraveineuse s’est prolongée de manière inattendue.

Le Dr John Hoffer, qui a écrit l’article en collaboration avec des chercheurs américains des Instituts nationaux de la santé, pense que ses observations doivent mener à d’autres études. «Les résultats que nous avons obtenus sont importants parce qu’ils fournissent de solides arguments en faveur de la poursuite de cette recherche sur la vitamine C et sur son incidence dans le traitement du cancer». estime-t-il.

Vitamin C and Cancer. Was Linus Pauling Right?

This is so refeshing. Real investigation into the world of alternative medicine is a rare event. Anecdotal experiences together with an injection of hope is often the only data available. This article opens a potentially important door for all patients and doctors alike.

High-dose vitamin C therapy: Renewed hope or false promise?
You can access this commentary here
See complete original article here

Sarit Assouline and Wilson H. Miller
Sarit Assouline and Wilson H. Miller, Jr., are with the Montréal Centre for Experimental Therapeutics in Cancer, Lady Davis Institute for Medical Research, Sir Mortimer B. Davis–Jewish General Hospital, McGill University, Montréal, Que.
Complementary and alternative medicine is commonly used by patients with cancer. Anywhere from 22% to 69% of cancer patients may take herbal medicine, medicinal teas, vitamins and minerals, and use visualization techniques.1 There is often great pressure put on oncologists by their patients to support the use of and even to prescribe alternative therapies for the treatment of cancer, in particular when no cure or effective therapy exists. Although oncologists might dissuade their patients from pursuing therapies that are likely to be ineffective, in the face of desperate circumstances many patients insist on taking complementary and alternative medicine concurrently with “standard” therapies. A critical concern of most oncologists is whether use of complementary and alternative therapies can cause harm, especially when taken concurrently with a chemotherapy regimen that has a narrow therapeutic index.

But should our concern move beyond adverse events? If a large proportion of patients are interested in alternative remedies that have biologically plausible therapeutic potential, it is the responsibility of conventional medicine to encourage the preclinical and clinical research necessary to demonstrate or refute the efficacy and safety of these treatments, according to the scientific method and rigorous standards set for conventional cancer therapies.2

The Office of Cancer Complementary and Alternative Medicine (OCCAM) at the US National Cancer Institute was established in 1998 for this purpose. Not only does it warn people of the harmful effects of some alternative therapies, it also directs them toward available clinical trials of complementary and alternative therapies for cancer and provides peer review and funding for research into these therapies (www.cancer.gov/cam/). OCCAM also provides guidelines to standardize the reporting of cases of effective therapies. This format was used by Padayatty and associates in this issue (page 937) to report on 3 cases where advanced malignant disease was effectively treated with high doses of intravenous vitamin C therapy.3 The detailed and transparent reporting of these cases, with pathologic review by the National Cancer Institute, raises, once again, the possibility that high-dose intravenous vitamin C therapy may be effective against some cancers.

However, these are only 3 individual cases of very different types of cancer, and in each case there is a possible alternative explanation for the positive outcome. One patient had remission of renal cell carcinoma after vitamin C therapy; however, spontaneous remission has been reported.4This possibility is correctly raised by Padayatty and colleagues. Another patient, before embarking on vitamin C therapy, underwent a transurethral resection of a stage T2 transitional cell bladder carcinoma; this treatment alone can result in long-term remission.5 In the third case described, a patient with diffuse large B-cell lymphoma refused chemotherapy but received radiation therapy. Radiation was once the standard of care for diffuse large B-cell lymphoma and can lead to long-term remission, at least in earlier-stage cases.6Furthermore, all 3 patients received other forms of complementary and alternative medicine that practitioners of alternative medicine may argue are effective in treating these cancers. Finally, these case reports omit the number of patients who received high-dose intravenous vitamin C therapy with no effect. Because these cases were collected over many years from several institutions, this number may be quite large and the overall response rate quite low. Despite the possible alternative explanations for the favourable outcomes of the 3 patients, Padayatty and associates and CMAJ should be commended for publishing detailed case reports so that critical appraisal is possible.

Although previous carefully performed randomized trials of oral vitamin C therapy involving patients with advanced cancer failed to demonstrate any therapeutic benefit,7,8 there is recent evidence from laboratory experiments to support the possibility that high-dose intravenous treatment might be more effective. Chen and associates report that vitamin C levels achievable in vivo only by intravenous infusion are selectively cytotoxic in vitro to various cancer cell lines but not to normal cells by a mechanism involving formation of hydrogen peroxide.9This is consistent with a growing literature that reactive oxygen species play an important role in the mechanism of action of proven cancer treatments and that impaired oxidation-reduction balance in cancer cells might cause induced reactive oxygen species to selectively kill cancer cells.10–12 Indeed, additional mechanistic studies may help define tumour types more likely to respond to this and other strategies that induce reactive oxygen species.

There is, therefore, both ample interest and evidence to support research of high-dose vitamin C administered intravenously as a treatment for cancer. At our institution, we have taken the next step of conducting a phase I trial to establish the safety and dosage of high-dose intravenous vitamin C therapy for patients with advanced cancer; we are collecting preliminary efficacy, quality-of-life and pharmacokinetic data. Numerous pitfalls remain, including defining the most biologically active dose, which tumour types might be most sensitive and the potentially confounding role of additional concomitant complementary and alternative medicine. Nevertheless, continued rigorous preclinical and early phase clinical trials of high-dose intravenous vitamin C therapy will provide a scientifically sound basis from which to accept or reject this approach and thus best address the interests and concerns of our cancer patients seeking alternative therapies.